2020/Vol.3-N°5: Système alimentaire urbain et santé en Afrique
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Fondements et système de production maraîchère dans la commune d'Athiémé (sud-ouest du Benin)
Foundations and system of market gardening production in the commune of Athieme (south-west of Benin)

YOLOU Isidore
Maître-Assistant/CAMES
Faculté des Lettres, Arts et Sciences Humaines (FLASH), Université de Parakou (UP, Bénin)
Département de Géographie et Aménagement du Territoire (DGAT)
isidorkary@yahoo.fr


Résumés



Entrée d'Index


Mots clés: Sud-Ouest du Bénin | activités maraîchères | facteurs de production | modes de production | durabilité |

Keys words: South-West Benin | market gardening activities | factors of production | modes of production | sustainability |


Texte intégral




Introduction

L’attrait de la ville reste puissant et hors de proportion avec le marché du travail que celle-ci représente. La croissance des villes entraîne des besoins alimentaires inédits. Ainsi, « L’agriculture urbaine est considérée comme une pratique universellement bénéfique, incapable de générer le moindre désagrément » (F. Paddeu, 2017, p. 5). « Une étude du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) a révélé que cette activité se pratique dans plus de 90 villes de 31 pays d’Asie du Sud-Est, du Moyen-Orient, d’Europe, d’Afrique subsaharienne, d’Amérique du Sud, du Centre, du Nord et des Antilles » (M. Koc et al, 2006, cités par M. Kanda et al, 2014, p. 115). « Le développement des pays d’Afrique Subsaharienne dépend de la productivité dans le secteur agricole » (C. Ahouangninou et al, 2019, p. 253). « En Afrique de l'Ouest, depuis son introduction dès la colonisation, l’agriculture maraîchère a pris un essor particulier avec le développement des villes et la demande croissante en produits maraîchers frais » (D. Kone et al, 2000, cités par M. Kanda et al, 2014, p. 116). « Pour permettre aux villes africaines d’assurer une sécurité alimentaire à leurs populations, le développement de l’agriculture maraîchère demeure une solution de valeur » (M. Kanda et al, 2014, p. 115). Dans ce contexte, « l’agriculture sur les marges de la ville devient un moyen d’intégration socioéconomique pour une frange de la population urbaine qui y trouve une source de revenus » (G. F. Bechi et K. Soro, 2018, p. 200). Elle constitue un secteur qui contribue fortement à la constitution du Produit Intérieur Brut (PIB) en Afrique Subsaharienne. « L’agriculture maraîchère représente près de 23 % du PIB des pays à revenu faible » (P. Berthelier et A. Lipchitz, 2005 cités par C. Ahouangninou et al, 2019, p. 253). « Les statistiques au Bénin indiquent que l’agriculture a contribué à près de 30,48 % du Produit Intérieur Brut (PIB) sur la période 2005-2008 » (MAEP, 2009).
Le phénomène de périurbanisation a modifié rationnellement l’image de la ville sur le plan aussi bien pratique que fonctionnel. En conséquence, les nouvelles dynamiques urbaines s’expriment par des pressions croissantes en matière d’usage des sols dans un contexte de périurbanisation qui affronte une société rurale en plein fonctionnement. De plus, « la forte croissance de la population de ces localités ainsi que l’urbanisation rapide conduisent à une forte pression foncière sur la zone périurbaine » (J. F. Amono et E. Mbetid-Bessane, 2019, p. 169). Face à cette situation, « un bon nombre de petits producteurs agricoles notamment les maraîchers se trouvent en situation d’insécurité foncière. Les conditions écologiques telles que les précipitations et la fertilité du sol sont favorables à la culture maraîchère » (A. Miura, 2017, p. 177). De plus, « les zones de production maraîchère souffrent de l’instabilité des paramètres climatiques avec des pluies tardives et de courte durée, de la chaleur excessive, de la sécheresse et de l’inondation » (G. L. Djohy et A. H. Edja, 2018, p. 90). Cette modification du climat occasionne la baisse des ressources en eau disponibles pour le maraîchage. « Les producteurs deviennent très vulnérables aux effets de la variabilité climatique car, les effets des changements et variabilités climatiques ont des conséquences immédiates et durables sur l’environnement biophysique et économique » (B. Doukpolo, 2007 cité par G. L. Djohy et A. H. Edja, 2018, p. 84).
Dans la perspective d’une mutation vers une agriculture durable et plus équitable, il faudra surmonter les obstacles liés à l’insécurité des régimes fonciers, aux coûts de transaction élevés et aux faibles dotations en ressources, en particulier parmi les femmes en milieu rural. En effet, « l’exploitation familiale est contrainte par des facteurs inéluctables et ; pour y faire face, les paysans ont besoin de recourir à différentes stratégies » (A. Miura, 2017, p. 177). « Si la gestion technique et l’organisation du travail est particulièrement complexe dans les systèmes maraîchers diversifiés » (E. Lanciano et al., 2010, p. 6), « les choix stratégiques et organisationnels effectués par les maraîchers peuvent néanmoins jouer un rôle important dans la maîtrise du travail » (J. Argouarc’h et al., 2008, p. 180). « Le mode de production maraîchère dominant est de type conventionnel et est caractérisé par un usage fréquent de fertilisants minéraux, de pesticides chimiques, d’amendements organiques et souvent d’herbicides » (F. Ouedraogo, 2019, p. 2). Bref, « le choix raisonnable de matériel et de technicité utilisée et leur adaptation au contexte écologique d'exploitation agricole permet une durabilité de systèmes de production ce qui engendre leur rentabilité » (A. Bedoui, 2006, p. 59). « Cette durabilité provient ainsi de leur capacité à faire perdurer les unités de production d’une génération à l’autre » (F. Zahm et al, 2019, p. 13). Dans quel contexte biophysique et humain se pratique l’activité maraîchère dans la Commune d’Athiémé ? Cet article vise à analyser les conditions géographiques de la production maraîchère dans la Commune d’Athiémé en vue d’une proposition des pistes de promotion d’un système d’exploitation localement plus approprié.

1. Données et méthodes d’analyse

Les données utilisées concernent les facteurs biophysiques et humains favorables aux activités maraîchères dans la commune d’Athiémé. Les données pluviométriques de la période de 1979 à 2017 obtenues à l’Agence Nationale de la Météorologie (Météo Bénin) du poste pluviométrique d’Athiémé. Celles humaines sont issues des statistiques démographiques issues des Recensements Généraux de la Population et de l’Habitation (RGPH) des années 1979, 1992, 2002 et 2013. Ces données ont été utilisées pour l’analyse les facteurs du développement du maraîchage dans ladite commune. Ensuite, les données relatives aux statistiques agricoles sur l’évolution des superficies emblavées, des rendements et de la production dans la commune sur la période de 2000 à 2017 ont été extraites du compendium du Ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche (MAEP), complétées par le cahier de la production agricole disponible au Secteur Communal pour le Développement Agricole (SCDA/Athiémé).
Les enquêtes ont été réalisées au moyen d’entretiens individuels et interviews semi-structurés, complétés par les techniques de Focus group sur l’ensemble de la commune d’Athiémé. Les acteurs concernés par ces enquêtes sont les agriculteurs maraîchers et les personnes ressources (agents de la Mairie, cadres d’encadrement rural, autorités locales). Les centres d’intérêt de ces enquêtes sont entre autres : les facteurs de production, les modes de production, l’évolution de la production, celle des superficies emblavées et l’évolution des rendements et les stratégies développées par les producteurs et les autorités pour le développement du secteur. Seuls les maraîchers en groupement ou en association ont été priorisés au cours de l’enquête. Ainsi, selon le rapport du diagnostic économique territorial de la commune d’Athiémé, les exploitants maraîchers en groupement sont au nombre de 115. Cet effectif est donc considéré comme la taille de l’échantillon.
Les données collectées ont fait l’objet d’un dépouillement manuel et sont traitées à l’aide du tableur Excel 2016 et du logiciel SPSS 21 qui ont servi à réaliser des graphiques et les tableaux pour des valeurs quantitatives. Le logiciel Arc View 3.2 a été utilisé pour la réalisation des cartes pédologique et de situation géographique du milieu d’étude. Une approche mixte a été utilisée pour analyser les données. L'analyse quantitative a permis d'élaborer et d'interpréter des diagrammes de répartition ou d'évolution des différents phénomènes observés sur le terrain (formes d'exploitations, modes d'accès à la terre et des modes de faire valoir). L'analyse qualitative quant à elle, a permis à l’aide du modèle SWOT d’analyser des résultats, de comprendre les relations qui existent entre les conditions physiques du milieu, les ressources humaines et la production maraîchère dans la commune.

2. Résultats

2.1. Déterminants géographiques de la production maraîchère

Les atouts humains et les potentialités du milieu naturel favorisent le développement des activités du maraîchage dans la commune d’Athiémé.
2.1.1. Facteurs naturels globalement favorables à la production agricole
La commune d’Athiémé est localisée (Carte n°1) dans le nord-ouest du département du Mono et située entre 6°27’ et 6°41’de latitude nord et entre 1°33’ et 1°48’ de longitude est. Elle est l’une des six communes du département du Mono avec une superficie de 238 km² soit 14,83 %  de la superficie totale de ce département et 0,21 % du territoire national. Elle est limitée au Nord par la commune de Lokossa, au Sud par la commune de Grand-Popo, à l’Est par la commune de Houéyogbé et à l’Ouest par la République Togolaise avec laquelle, elle partage une frontière naturelle qui est le fleuve Mono. Elle compte 61 villages répartis sur cinq arrondissements que sont, Adohoun, Dedekpoe, Athiémé, Kpinnou et Atchannou.
carte1
Sur le plan climatique, il est caractérisé par un climat subéquatorial de type guinéen dont le régime pluviométrique est bimodal (Graphique n°1) avec un pic au mois de juin (173,11 mm) et un second au mois d’octobre (149,92 mm), moins élevé.
graphique1
La grande saison pluvieuse concentre 40 à 65 % des précipitations et la petite saison 18 à 30 %. Ainsi, les mois les plus arrosés sont les mois d’avril, mai et juin d’une part et les mois de septembre, octobre d’autre part. De plus, l’amplitude thermométrique dans la commune d’Athiémé, entre le mois le plus chaud et le plus froid est de 10 ° C ; un écart qui constitue un thermo-périodisme acceptable pour le maraîchage de contre saison. Les températures minima oscillent entre 20 et 26° C alors que les maxima tournent autour de 30 et 35 ° C. Ces températures correspondent aux plantes maraîchères appropriées. La répartition pluviométrique est favorable aux activités agricoles dans la mesure où elle permet 2 campagnes agricoles normales en plus de la campagne de contre-saison ou de décrue qui concerne plus les cultures maraîchères. En effet, le régime pluviométrique dans la commune d’Athiémé détermine le rythme des travaux agricoles. Cette pratique selon le régime, rend parfois l’espace agraire plus chaotique et incite ainsi à la pratique maraîchère dans les bas-fonds humides au cours des saisons sèches. Le renforcement de la tendance à l’assèchement climatique, limite l’efficacité des systèmes pluviaux et entraîne dans une certaine mesure, le choix des méthodes les plus productives à l’instar des cultures maraîchères dans la commune. Le maraîchage apparaît donc comme une stratégie agricole d’adaptation aux contraintes climatiques.
S’agissant du réseau hydrographique, la commune d’Athiémé est traversée par le fleuve Mono, principal cours d’eau et long de 500 km. Il est muni d’une large vallée et de bassins versants qui irriguent la quasi-totalité des villages de la commune. Il est complété par le fleuve Sazué (105 km) et les lacs Toho, Godogba et Djèto qui sont eux aussi munis de bassins versants. Le débordement fréquent du fleuve pendant la période de crue (août-septembre), contribue à la fertilisation des sols dans ce milieu grâce aux alluvions laissées après le retrait de l’eau ; ce qui favorise le développement des activités maraîchères. De plus, le réseau hydrographique du secteur d’étude favorise l’irrigation pour la production maraîchère de période sèche.
Sur le plan pédologique, la commune d’Athiémé est dominée par des sols hydromorphes, minéraux ou peu humifères à pseudo-gley à tache et concrétions sur matériau alluvial sablo-limoneux d’autres sur matériau alluvial et sédiment argileux (carte n°2). Il est noté l’existence d’autres types de sols tels que les vertisols et de sols ferralitiques.carte2Les sols hydromorphes s’engorgent d’eau de saison et sont inondés pour la plupart par les eaux de crue du fleuve Mono. Ils sont très riches et favorables aux cultures maraîchères qui restent un atout majeur pour la commune. Leurs caractéristiques font qu’ils ont une grande capacité d’accroissement des cultures maraîchères telles que la tomate, les légumes. De plus, le relief de la commune d’Athiémé est monotone à plat, érodé par endroits. Il est marqué par de nombreuses dépressions et des bancs (cordons) de sables et de grès. La présence de ces dépressions et la platitude du relief, constituent des facteurs favorables à la production des produits maraîchers.
Pour ce qui concerne des composantes végétales, il est noté en dehors de quelques reliques de forêts faites de teck (Tectona grandis), de caïlcédrat (Khaya senegalensis), d’eucalyptus (Eucalyptus globulus), une forêt dense initiale qui a laissé place aux plantations de palmier à huile (Elaeis guineensis) et d’arbustes, aux zones de cultures et de jachères. Cependant, il est observé le long des vallées des reliques de galeries forestières, elles aussi menacées par les actions humaines. Il existe par endroit certaines essences forestières telles que : iroko (Milicia excelsa), fromager (Ceiba pentandra), pommier (Malus domestica).
En dehors des facteurs biophysiques dont est tributaire l’activité maraîchère, l’homme y occupe une place centrale et conditionne les modes de production.
2.1.2. Disponibilité de la main d’œuvre à la production maraîchère
Selon le PDC (Plan du Développement Communal)-Athiémé (2005), le peuplement de ce milieu d’étude reste dominé par deux groupes ethniques majoritaires : Kotafon (60 %) et Adja talla (30 %). Ce peuplement s’est fait de façon progressive dans le temps et l’espace à travers des courants migratoires. On y trouve d’autres groupes ethniques minoritaires : les Ouatchi (5 %), les Mina, les Pédah, les Sahouè, les Haoussa et les Yoruba (5 %). Cette population pratique principalement la religion traditionnelle du vodoun (60 %), le catholicisme (39,4 %), le protestantisme (20 %) et l’islam (5 %). La démographie est caractérisée par une augmentation soutenue de l’effectif de la population comme l’illustre le graphique n°2.GRAPHIQUE2De 26 316 individus en 1979, l’effectif de la population a plus que doublé en 2013 pour atteindre  56 247 habitants en 2013. La plus forte augmentation est observée entre 2002 et 2013 où le taux de croissance a atteint 3,20 % contre 1,81 % pour la période 1992-2002 et 1,63 % pour la période 1979-1992. Cette dynamique constitue un facteur important pour la pratique des activités maraîchères, à travers la disponibilité de la main d’œuvre et la possibilité d’emblaver de grandes superficies pour faire face aux besoins alimentaires quotidiens.

2.2. Durabilité du système d’exploitation maraîchère à Athiémé

Les bas-fonds marécageux, les bas de pente et les bassins versants sont des zones agro-écologiques potentiellement favorables à la production maraîchère. A cet effet, ces zones humides nécessitent une mise en valeur agricole pour accroître la production des produits frais afin de contribuer à contrer l’insécurité alimentaire et nutritionnelle.
2.2.1. Accès à la terre et mode de faire valoir dans le domaine maraîcher
La terre est le facteur de production indispensable. Les sols favorables au maraîchage sont pour la plupart localisés au niveau des bassins versants ou des vallées des cours d’eau. Ils sont détenus par les propriétaires des terres dont 32 % exploitent la totalité ou une partie de leur terre avec l'aide des membres de leurs familles ou individuellement. Ils sont en mode de faire valoir direct. Toutefois, il ressort des résultats d’enquêtes de terrain que plusieurs modes d’accès à la terre sont pratiqués dans ladite commune (Tableau n°1).
tableau1
Le tableau I montre que l’héritage (100 %) représente le mode d’accès le plus pratiqué dans la commune d’Athiémé avec un mode de faire valoir direct (32 %). Il est suivi de l’emprunt (62 %), de l’achat (32 %), et métayage (6 %) tous, soumis à un mode de faire valoir indirect (68 %). De nombreux maraîchers venant des villages éloignés de la vallée, ne disposent pas de terre dans la zone. Ils louent des parcelles pour mener leurs activités en mode de faire valoir indirect. Ce mode consiste en effet, à louer les terres à un exploitant qui, en retour paie une certaine somme ou donne une redevance après la récolte. Le métayage qui constitue un mode d’accès traditionnel de terre, est délaissé au profit de l’achat ou du prêt en raison des incompréhensions qu’il suscite lors du partage des récoltes entre le propriétaire et son contractant. Parfois, le métayage est utilisé par les maraîchers interrogés (6 %) en mode de faire valoir indirect quand leur propre parcelle est en jachère.
2.2.2. Pratiques culturales dans les espaces maraîchers à Athiémé
Dans les zones humides, le défrichement est purement traditionnel (Photo n°1). Il commence vers la fin du mois de janvier s’il s’agit d’une première exploitation de parcelle ou si la terre a subi une jachère de longue durée.
photo1
Le labour à plat est le type de labour observé chez l’ensemble des maraîchers de la zone de recherche. C’est un labour profond exécuté à l’aide de la houe et qui permet d’aérer et d’ameublir le sol. La majorité des producteurs (89 %) enfouissent directement les résidus de récoltes lors du labour surtout lorsque les planches ne seront pas utilisées immédiatement pour en faire des fertilisants. Les planches sont confectionnées à l’aide d’une houe et d’un râteau pour dresser le lit de semis et casser les mottes de terre. L’outillage est en effet, constitué de houe qui est l'outil de base pour la préparation des planches, du râteau utilisé pour l'aménagement des planches et le nettoyage des parcelles ; le coupe-coupe pour dans la fabrication des clôtures et pour le défrichement des champs. La corde, le seau et la poulie servent à l'exhaure de l'eau, quant à la brouette, elle sert à l'acheminement du fumier ou de l'engrais et de tout objet lourd vers les parcelles de culture. Les outils les plus précieux pour les maraîchers (98 %) sont l'arrosoir et le pulvérisateur. Les planches sont rectangulaires et leurs dimensions varient de 6 à 9 m sur la longueur et de 1,2 à 1,4 m sur la largeur avec des passe-pieds de 20-30 cm de large entre les planches. La plupart des planches sont disposées perpendiculairement à la direction de la pente pour éviter la destruction des planches par les eaux de ruissellement. Le repiquage est une opération délicate qui permet de dessoucher les jeunes pépinières pour repiquer sur les planches confectionnées. Selon de 78 % des enquêtées, le repiquage démarre par un arrosage des plantules au niveau de la pépinière pour faciliter l’arrachage des plants. Les planches prévues pour le repiquage sont aussi arrosées pour assurer une bonne reprise des plantules.
Les cultures maraîchères de la commune d’Athiémé sont essentiellement tributaires de l'exploitation des eaux des bas-fonds et de la nappe phréatique. Ces eaux sont tirées à partir de divers ouvrages hydrauliques. Dans l’ensemble des exploitations, 45 % de celles-ci tirent l’eau des bas-fonds, 40 % d’elles utilisent des puits traditionnels et seulement 15 % des exploitations disposent de forage. Les puits forages et les puits traditionnels sont détenus par des maraîchers ayant soit bénéficié d'un appui des ONGs ou ayant suffisamment de moyens pour réaliser des ouvrages plus coûteux comme le cas des groupements et certaines exploitations familiales. La planche n°1 présente les sources d’approvisionnement observées sur les sites dans la commune d’Athiémé.
planche de photo 1
La planche n°1 montre les sources d’approvisionnement en eau des maraîchers dans la commune d’Athiémé. Il s’agit principalement du bas-fond (photo de gauche), de puits traditionnels (photo du centre) et de forage (photo de droite). Au niveau des puits traditionnels, l'eau est tirée à l'aide d'une corde munie d'un seau, et d'une poulie, puis stockée dans des citernes avant son usage ou utilisée directement. Les méthodes les plus efficaces sont celles de l’usage de forage et de bas-fond où l’eau est tirée à l’aide d’une motopompe. L'énergie utilisée ici est mécanique. Ce sont des méthodes qui permettent d'avoir de l'eau en abondance en un laps de temps. Cependant, elle nécessite beaucoup de dépenses pour l'achat de carburant et l'entretien de l'engin.
Selon les investigations de terrain, 54 % des maraîchers ont pour seul outil d’irrigation l’arrosoir. Pour l’usage de cet outil, les fréquences d’arrosage varient entre deux et trois fois par jour en saison sèche. Par contre, en saison des pluies et selon la fréquence des précipitations, les arrosages peuvent passer de deux fois par jour à une fois tous les trois jours avec une quantité de 40 litres par planche soit quatre arrosoirs. L’arrosage à partir des tuyaux flexibles et de pomme, consiste à prélever l’eau des bas-fonds grâce à une motopompe qui, ensuite la distribue dans les tuyauteries flexibles munis de pomme d’arrosage, est utilisé par très peu de maraîchers (2 %). L’irrigation goutte à goutte quant à elle, n'est utilisée que par 15 % des maraîchers enquêtés du fait que c’est un système assez coûteux. Cette technique a été possible dans le milieu d’étude grâce aux différents appuis des projets et programmes (PADER, PADMOC, FAFA, et PADMAR) dans le cadre des aménagements hydro-agricoles pour les groupements de maraîchers. La pratique de l’irrigation goutte à goutte permet une utilisation rationnelle de l'eau en limitant la surface de sol mouillée et par conséquent réduit le taux d'évaporation et le gaspillage. Elle permet une économie d'eau d'environ 50 % par rapport à l'arrosage traditionnel, moins de travail, moins de mauvaises herbes donc plus de disponibilité pour d'autres tâches et moins de maladies des cultures.
L'usage d'engrais organique ou fumier, de diverses origines (bovin, caprin et volaille) est fréquente dans la commune d’Athiémé. Cet engrais est un mélange de déjections animales (solides ou liquides) avec une litière (généralement de la paille), soumis à l'action de micro-organismes qui amorcent sa décomposition. Les engrais organiques utilisés spécifiquement par les maraîchers interrogés (76 %) dans la commune d’Athiémé sont les fientes de volailles et les résidus de récolte. Ces résidus de récolte sont utilisés sous forme de compost fabriqué par 16 % des maraîchers. Par contre, 26 % des producteurs maraîchers procèdent à l’enfouissement des résidus de récoltes. D’autres encore (18 %) jettent les résidus de récoltes aux abords des parcelles de culture sous forme de tas. Cette pratique observée chez les maraîchers, favorise le développement de ravageurs et d’agents pathogènes des cultures. Les investigations de terrain ont permis d’identifier deux types d’engrais chimiques utilisés par les maraîchers (84 %) dans la commune d’Athiémé pour faire face aux actions destructrices de ces ravageurs. Il s’agit de l’urée et du NPK (14-23-14 ou 10-20-20) qui sont achetés au niveau du Secteur Communal pour le Développement Agricole (SCDA).
Pour lutter contre d'éventuelles attaques de ces ravageurs, les maraîchers de la commune d’Athiémé utilisent une diversité de produits phytosanitaires pour le traitement de chaque type de culture (Planche n°2).
planche de photo 2
La planche n°2 montre les emballages des différents produits phytosanitaires utilisés par les maraîchers pour le traitement des cultures à Athiémé. L'usage des pesticides se fait à des stades précis du cycle végétatif des cultures : un premier traitement s'effectue au stade de levée qui correspond à la formation des premières feuilles, très sensibles aux attaques ; un deuxième traitement s'opère au stade de tallage où les plantes multiplient leurs feuilles et les branches, pour une bonne productivité. Les stades où les traitements sont plus fréquents sont ceux de la floraison et de la fructification. Ce sont les périodes où la plante attire plus les insectes et par conséquent est plus vulnérable. Cependant, l'usage abusif des produits phytosanitaires présente des risques non négligeables aussi bien pour les cultures que pour la santé de l'homme ou celle des animaux. Selon les investigations de terrain, les maraîchers maîtrisent à peine ces produits utilisés en termes de composition, toxicité, dosage, fréquence d’utilisation et mode d’application.
Les systèmes culturaux observés chez les maraîchers enquêtés varient d’un maraîcher à un autre et s’appliquent selon les moyens, les types de sols et da la disponibilité en main d’œuvre et en terres cultivables. Ces systèmes culturaux sont caractérisés par l’association des cultures et la rotation des cultures. En effet, l’association des cultures est un système qui consiste à pratiquer sur une même planche plusieurs types de cultures. Ce système a pour avantage de maximiser et de diversifier la production puis de réduire le développement anarchique des herbes. Selon les investigations, 58 % des maraîchers pratiquent les associations de cultures. La plupart des associations visent à économiser la main d’œuvre, les fientes de volailles utilisées et surtout garantir fréquemment les petits revenus issus de la vente des plantes à cycle court. En effet les plantes à cycle court sont associées avec d’autres ayant un cycle plus long. S’agissant de la rotation des cultures, ce système permet un établissement d’ordre de successions des cultures sur une même planche. Au regard de leurs longues années d’expérience et des formations organisées à leur endroit, tous les maraîchers enquêtés dans la commune d’Athiémé, pratiquent les rotations de cultures. Cette pratique permet aux maraîchers de répondre aux demandes saisonnières du marché et de réduire l’effet des nématodes à galles, qui attaquent toutes sortes de légumes. L’amarante occupe une place fondamentale dans les rotations car elle contribue à la préparation du sol et à la lutte contre les nématodes. Toutefois, il est difficile de trouver des solutions de rotation de cultures pour combattre ces nuisibles, particulièrement dans les sites en production de légumes continue.
L'activité de maraîchage dans la commune d’Athiémé se déroule durant toute l’année. De façon générale, les activités se pratiquent en deux saisons dans la commune d’Athiémé. La première saison qui couvre le mois de janvier à juillet correspond à la grande saison de pluies et la deuxième saison qui couvre le mois d’août à décembre correspond à la petite saison de pluies. Au cours des deux saisons, toutes les spéculations sont cultivées et ceci en fonction du choix du producteur. En effet, le cycle végétatif moyen (90 jours) des spéculations cultivées permet de réaliser deux récoltes successives dans la même saison. Pendant la petite saison de pluies, seuls les maraîchers qui disposent d’un système d’irrigation performant emblavent de grande superficie. Parmi les maraîchers interrogés, 76 % font du maraîchage en petite saison. Ceux-ci pratiquent très souvent pendant la période d’octobre à décembre de la tomate, du crincrin qui leurs sont rentables en raison de la rareté durant la période de ces produits sur le marché national. Le tableau n°2 présente le calendrier des activités maraîchères de la commune d’Athiémé.       

tableau2

Ce calendrier cultural offre la possibilité aux maraîchers de faire la planification du semis à la récolte, de prévoir et de répartir les cultures selon les différentes périodes de l’année. La mise en application de ce calendrier nécessite la disponibilité de la main d’œuvre et de l’eau en permanence.
2.2.3. Evolution des superficies et productions des cultures maraîchères à Athiémé
Sur les différents sites de production maraîchère dans la commune d’Athiémé, on distingue deux grands groupes de spéculations (les plantes d’origine locale et les légumes exotiques) et trois types de légumes. Il s’agit des légumes feuilles, des légumes fruits et des légumes racines ou à bulbes. Le tableau n°3 présente la liste des légumes locaux et exotiques produits à Athiémé.
tableau3
L'examen du tableau n°3 montre les trois types de légumes locaux produits par les maraîchers dans la commune d’Athiémé ainsi que leur nom scientifique et leur famille. Cette liste est complétée par celle des légumes importés présentés dans le tableau n°4.
tableau4
Le tableau n°4 présente les légumes exotiques les plus cultivés dans le milieu d’étude. D’après les investigations, il en ressort que les plantes exotiques ne sont pas aussi cultivées comme les plantes locales dans la commune d’Athiémé. Cette situation est due à la faible demande des légumes exotiques par les populations locales.
Des spéculations pratiquées dans la commune d’Athiémé, certaines sont prioritaires et reçoivent l’assentiment des acteurs. Les maraîchers de la zone d’étude ont opté pour la production de légumes-feuilles au détriment des autres spéculations maraîchères en l’occurrence la tomate et le piment qui, jadis constituaient les principales cultures maraîchères de la commune. Ainsi, les légumes crincrin, choux et grande morelle sont les spéculations les plus prioritaires et occupent respectivement le premier, deuxième et troisième rang selon la préférence des acteurs.
D’après les résultats d’enquête sur le terrain et les données recueillies au niveau du Secteur Communal pour le Développement Agricole (SCDA), les superficies emblavées des cultures maraîchères a connu une variation de 2000 à 2015. Le graphique n°3 présente l’évolution des superficies emblavées et des productions maraîchères pratiquées dans les zones humides de la commune d’Athiémé entre 2000 et 2015.

graphique3

Le graphique n°3 montre que les productions maraîchères suivent globalement les mêmes allures que les superficies. Entre 2000 et 2008, les superficies tout comme les productions des cultures maraîchères sont demeurées constamment faibles (moins de 500 ha et moins de 1000 tonnes). De 2008 à 2015, les valeurs ont connu une évolution spectaculaire des indicateurs de production de ces cultures maraîchères dont les superficies ont avoisiné progressivement les 1000 ha alors que les productions ont dépassé les 5000 tonnes. L’augmentation des valeurs des superficies et des productions à partir des 2009 se justifie par les initiatives de l’Etat pour juguler la crise alimentaire de 2008 dans le cadre du Programme d’Urgence pour la Sécurité Alimentaire (PUASA) qui ont plus concerné principalement les cultures maraîchères. Cette augmentation peut également s’expliquer par le début de maîtrise des facteurs de production, par l’organisation de la filière grâce aux différents appuis des projets et programmes et par les aménagements hydro-agricoles pour les groupements de maraîchers.

3. Discussion

Le renforcement de la tendance à l’assèchement climatique, limite l’efficacité des systèmes pluviaux et entraîne dans une certaine mesure, le choix des méthodes les plus productives à l’instar des cultures maraîchères dans la commune. Selon I. Yolou (2015, p. 84), « au cours de la période sèche qui prend en compte la période de début novembre à fin avril, dans la région septentrionale du Bénin, les producteurs se consacrent plus au maraîchage après récoltes des cultures en jardins de case, du fait de la grande disponibilité en eau dans les bas-fonds venant des versants ». Cette situation est confirmé par F. Ouedraogo (2019, p. 30) qui affirme que « le potentiel de ressources en eau favorise le développement des cultures maraîchères et des autres cultures irriguées ». Car, « l’enjeu avec les ressources en eau, est d’impulser le développement de l’irrigation dont font partie les cultures maraîchères, comme moyen de lutte contre le chômage, la pauvreté et l’insécurité alimentaire des ménages » (PNSR, 2011, p. 14). En effet, la présence de ces dépressions et la platitude du relief, constituent des facteurs favorables à la production des produits maraîchers. Le débordement fréquent du fleuve pendant la période de crue (août-septembre), contribue à la fertilisation des sols dans ce milieu grâce aux alluvions laissées après le retrait de l’eau ; ce qui favorise le développement des activités maraîchères. Mais, « les effets des changements et variabilités climatiques sur les ressources en eau et les divers secteurs d’activités socio-économiques des populations se font de plus en plus sentir » (B. Doukpolo, 2007 cité par G. L. Djohy et A. H. Edja, 2018, p. 84) dans la mesure où, « l’impact de ces changements du climat est d’autant plus fort que les populations subissent aussi d’autres mutations de leur environnement, notamment la dégradation des diverses sources d’eau, la déforestation, la destruction du couvert végétal et la dégradation de la fertilité des sols » (M. J. Dugue et al, 2012 cités par G. L. Djohy et A. H. Edja, 2018, p. 84). Ainsi, les conditions climatiques actuelles compromettent la disponibilité des ressources en eau, le développement des activités économiques et la durabilité environnementale. Par ailleurs, l'usage abusif des produits phytosanitaires présente des risques non négligeables aussi bien pour les cultures que pour la santé de l'homme ou celle des animaux. Selon les investigations de terrain du milieu d’étude, les maraîchers maîtrisent à peine ces produits utilisés en termes de composition, toxicité, dosage, fréquence d’utilisation et mode d’application. Selon C. Ahouangninou et al. (2019, p. 261), « les producteurs maraîchers au sud du Bénin utilisent plusieurs formulations commerciales pour protéger leurs cultures. Certaines ne sont pas homologuées pour la production maraîchère comme le SHERPHOS 218 EC, une formulation de cyperméthrine et de triazophos ». Ces résultats sont en harmonie avec ceux obtenus dans la commune rurale de Tori-Bossito (C. Ahouangninou et al, 2011, p. 218) où « la préparation la plus utilisée par plus de 84 % des maraîchers était du COTALMP 218EC, une formulation binaire de lambdacyhalothrine et de profenophos recommandée pour la production cotonnière ».
Cependant, « des efforts de communication et d’éducation à l’adoption de bonnes pratiques phytosanitaires ainsi que la prise de mesures permettant aux producteurs d’avoir accès aux Equipements de Protection Individuelle (EPI) appropriés faits pour améliorer les pratiques phytosanitaires et la durabilité de la production » (C. AHOUANGNINOU et al, 2019, p. 252).
Selon les investigations faites dans le milieu de recherche, 58 % des maraîchers pratiquent les associations de cultures. Ces résultats sont conformes avec ceux de I. Yolou et al. (2019, p. 81), qui affirment que « la majorité des producteurs agricoles (72,28 %) associent les cultures notamment maïs-arachide-manioc avec Elaeis guineensis dans un système agroforestier ». Entre autres, dans l’ensemble des maraîchers interrogés, 76 % font du maraîchage en petite saison mais, ce résultat est en incohérence avec celui de M. Mjejra (2013, p. 418) qui a montré que « le maraîchage d’hiver domine celui de l’été avec 62 % de la surface totale malgré que, les cultures maraîchères sont vulnérables aux crues » (D. J. Kodja et al, 2013, p. 552). Cette vulnérabilité est fonction de la coïncidence du calendrier agricole avec le régime hydrologique des cours d’eau et de la quantité d’eau disponible dans les sols au cours des différentes phases de croissance des cultures.

Conclusion

Le maraîchage est une activité agricole capitale pour le développement de la commune d’Athiémé. Il occupe de plus en plus d’espaces et d’actifs. Dans l’ensemble de la commune, les facteurs biophysiques et démographiques sont globalement favorables au développement de  l’activité maraîchère. En matière de production, les trois principales spéculations produites dans la commune d’Athiémé sont les légumes crincrin, choux et grande morelle. Ces spéculations les plus prioritaires occupent respectivement le premier, deuxième et troisième rang selon la préférence des acteurs. Toutefois, il existe une diversité de spéculations locales et exotiques produites sur les espaces aménagés spécifiquement pour les productions irriguées. Le mode d’exhaure le plus répandu dans la production maraîchère est l’arrosage manuel. Les modes de production maraîchère ont varié d’un maraîcher à un autre et s’appliquent selon les moyens, les types de sols et la disponibilité en main d’œuvre et en terres cultivables. Les systèmes culturaux les plus dominants sont caractérisés par l’association et la rotation des cultures. Dans le milieu d’étude, les maraîchers maîtrisent à peine les caractéristiques des pesticides. Ainsi, il s’avère capital de développer une dynamique de promotion d’un maraîchage durable, basée sur une connaissance détaillée des modes de production actuels.

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Pour citer cet article


Référence électronique
YOLOU Isidore, Fondements et système de production maraîchère dans la commune d'Athiémé (sud-ouest du Benin) , Revue Espace, Territoires, Sociétés et Santé ,[En ligne] 2020, mis en ligne le 30 Juin 2020, consulté le 2020-09-20 17:25:14, URL: https://www.retssa-ci.com/index.php?page=detail&k=96